L’application de la loi de Séparation : de l’affrontement à l’apaisement [3]
À Villeneuve-Saint-Georges, l’échange de correspondance entre le maire et le desservant de la paroisse révèle un climat tendu. Le jour de l’inventaire, des cantiques résonnent tandis que le curé, devant des journalistes, prononce un discours «énergique ». Les agents de l’administration du domaine trouvent des portes fermées qu’ils enfoncent à coup de hache.
En décembre 1906, on franchit une nouvelle étape dans l’application de la loi. En vertu de l’article 4, les conseils de fabrique doivent clore leurs comptes. L’archevêché de Paris fournit des instructions pratiques recommandant de protester verbalement contre les événements. À Ivry-sur-Seine, un abbé fait imprimer un tract dans lequel il parle de « vexations », d’« injures ». À Saint-Maurice, le curé choisit l’affichage pour dénoncer son expulsion du presbytère.