L’application de la loi de Séparation : de l’affrontement à l’apaisement [1]
Dans son encyclique Vehementer Nos du 11 février 1906, Pie X prend position contre la Séparation :
« Nous condamnons la loi votée en France (…) comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu’elle renie officiellement en posant le principe que la République ne reconnaît aucun culte (..). Nous la réprouvons et condamnons comme gravement offensante pour la dignité de ce siège apostolique, pour Notre personne, pour l’épiscopat, pour le clergé et pour tous les catholiques français ».
L’épiscopat et le clergé français s’unissent autour du souverain pontife. Ils refusent les associations cultuelles qui pour eux, « telles que la loi les impose, ne peuvent absolument pas être formées sans violer les droits sacrés qui tiennent à la vie même de l’Eglise ».