Premier temps : Entre villégiatures et loisirs [3]
Si les Robineau semblent peu apprécier les bruits des trains, il faut reconnaître que l’essor des transports participe largement à la venue des parisiens dans l’actuel Val-de-Marne. Les trois employés du Bonheur des Dames prennent le fiacre puis le train à Vincennes dans « une gaieté bouillonnante » pour gagner Joinville. Après la ligne Paris-Orléans inaugurée en 1839 et desservant Choisy-le-Roi puis Ablon et Villeneuve-le-Roi, Paris-Sceaux relie en 1846 Gentilly et Arcueil-Cachan à la capitale. En 1849, le réseau Paris-Lyon traverse Charenton, Maisons-Alfort, Alfortville et Villeneuve-saint-Georges (5). En 1859, la ligne dite de « Vincennes » part de la Bastille et s’arrête à Saint-Mandé, Vincennes, Nogent-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Saint-Maur-des-Fossés et Champigny-sur-Marne avant de rejoindre La Varenne-Saint-Hilaire (8). Aux trains s’ajoutent les tramways d’abord à traction animale puis électrique. Plusieurs compagnies sillonnent le territoire comme celle des chemins de fer nogentais à partir de 1885 et celle des tramways de Saint-Maur inaugurée en 1892 (1). Enfin, des bateaux à vapeur se mettent en place permettant de relier Suresnes à Charenton dès 1867 puis de rejoindre Alfort à partir de 1915.
Légende de l'illustration :
Au XIXe siècle, la bourgeoisie accorde une place importante à la maison de vacances. La demeure imposante se doit d’être agrémentée d’un jardin offrant une nature plus ou moins apprivoisée mais toujours délimité par des murs bordés d’arbres ou de haies.